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Les infortunes de la vertu - Marquis de Sade




Les Infortunes de la vertu est un conte philosophique de Sade, écrit en 1787. L'ouvrage est écrit entre le 23 juin et le 8 juillet 1787, alors que Sade est emprisonné à la Bastille. Justine ou les Malheurs de la vertu, publiée en 1791, est la seconde version de cette histoire, qui sera elle-même suivie d'une troisième version, La Nouvelle Justine ou les Malheurs de la vertu, publiée en 1799. Le prénom de l'héroïne, Justine, est celui qui avait été donné à Catherine Trillet, domestique au château de La Coste en 1776. Le manuscrit des Infortunes de la vertu a été mis au jour en 1909 par Guillaume Apollinaire et a été publié pour la première fois en 1930.

 Editions Folio / 306p. / 4,90€ / ⭐️⭐️⭐️ / 5 

 Mon avis

Ce fut une première pour moi de lire hormis des extraits, la plume du Marquis de Sade. Je n'ai pas été déçue de ma lecture, même si j'ai tout de même quelques critiques par rapport à cet ouvrage (qui a diverses versions au passage). 

Pour commencer, je dois dire que la plume du Marquis de Sade est très agréable à lire, alors que j'avais dans l'esprit une plume moins agréable, plus difficile à lire. J'ai été charmé et les pages ont été rapidement lues. Le roman n'est pas trop long non plus et concernant les détails sexuels qui sont si caractéristique de cet auteur, je n'ai pas trouvé choquant ce que j'ai lu. Oui, le sexe est présent, d'une horrible façon, mais finalement sans que cela soit trop compliqué de lire (et bien moins sulfureux que ce qu'on peut lire aujourd'hui dans certains genres) et cela tend à servir sa démonstration : le combat entre le Mal et la Vertu. Après comme ce titre a plusieurs versions, je pense avoir lu celle "soft", c'est à vérifier ! 

"J'aime à les entendre, ces gens riches, ces juges, ces magistrats, j'aime a les voir nous prêcher la vertu; il est bien difficile de se garantir du vol quand on a trois fois plus qu'il ne faut pour vivre, bien difficile de ne jamais concevoir le meurtre quand on n'est entouré que d'adulateurs ou d'esclaves soumis, énormément pénible en vérité d'être tempérant et sobre quand la volupté les enivre et que les mets les plus succulents les entourent, ils ont bien de la peine à être francs quand il ne se présente jamais pour eux aucun interêt de mentir."

C'est d'ailleurs sa démonstration qui a fini de me poser un peu de problème : le schéma est un peu répétitif pour ce que vit Sophie. Même s'il y a une graduation, j'ai trouvé que le principe était un peu redondant sur la fin... Rendant parfois le personnage de Sophie un peu trop naïve, peu crédible ou justement, victime volontaire sans le savoir... Je n'ai pas aimé ce personnage pour être sincère bien que touché par ce qu'elle va vivre. Face à l'horreur, elle tente de rester aligner avec elle-même, avec ses valeurs. Mais la Vie semble vouloir s'acharner sans cesse, cette bourgeoisie et ce cléricalisme qui l'abusent. 

J'ai bien aimé découvrir cette plume et sa démonstration brillante, plutôt facile à saisir ce qui rend ce classique à mon sens accessible au plus grand nombre, qui n'a pas forcément non plus l'habitude, de lire des classiques de la littérature. 

Mamzelle Potter - Blog littéraire

Blog littéraire né 2017 pour partager la passion des livres d’une trentenaire lyonnaise. Coups de cœur, déceptions, de la littérature jeunesse à celle classique, en passant par les thrillers et ceux graphiques ! Je partage aussi mon organisation livresque, ma vie de blogueuse littéraire.

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