Perversion - Chantal Milman


 


Charlotte ne peut plus chanter. Son compagnon, pianiste, n’a de cesse de la détruire. Trop longtemps, elle a confondu amour et perversion. C’est grâce à la psychanalyse que Charlotte trouvera la distance nécessaire pour se libérer de ce maître en manipulation. La découverte de son désir sera déterminante.

« Elle se souvient. Il lui a annoncé un jour qu’il la quittait pour une chanteuse qui lui donnait énormément de plaisir. Il lui a demandé alors si elle avait du plaisir, elle aussi. Charlotte a compris. George était allé trop loin. Le pervers qui jouit de la souffrance d’autrui. Elle avait l’information. Les dés étaient jetés. »*Charlotte est chanteuse de jazz. Elle ne le voyait pas, mais son compagnon, pianiste, était animé du désir irrépressible de la détruire. Sous emprise lorsque survient la rupture, elle ne peut plus chanter. Son propre corps se révolte. Trop longtemps, comprend-elle, elle a confondu amour et perversion. Elle était un objet pris dans ses filets.Mais si ce deuil était une chance ? L’opportunité, par le chemin psychanalytique, de trouver la distance nécessaire pour se délivrer de ce maître en manipulation ? de se relier à la condition féminine ?Au fil de ce travail, la découverte de son propre désir sera déterminante. Ainsi s’écrit et se déploie, tel un écho, la partition d’une fugue à deux voix vers la liberté.

Editions Ecriture / Prix: 20 € / Cultura / Amazon / Decitre /Eyrolles





Mon avis

C’est un roman dont j’attendais bien plus, d’une part par sa thématique intéressante autour de la perversion narcissique, et d’autre part, par cette ambiance musicale autour du jazz.

Je m’attendais à être bien plus transporté par cette histoire d’amour, qui lie à la fis une romance intense, mais aussi mêlant un univers musical riche qui pouvait apporter je pense une matière supplémentaire à l’intrigue. La plume de Chantal Milman est agréable à suivre, même si sa façon de mener son histoire fut à la fois déstabilisante et ne permettant pas de s’attacher aux personnages et ici, celui de Charlotte. Charlotte, c’est ce personnage féminin qui a des blessures et qui manque cruellement de confiance en elle. Il faut cela pour qu’elle se laisse ainsi tomber dans le piège de son ex. Néanmoins, cette relation problématique n’est pas la seule à mon sens. Son comportement, son envie d’aimer ne sont pas non plus très sains après cette romance qui va la paralyser au point de ne plus pouvoir chanter.

On la suit, d’une façon assez déconcertante au moment de ses séances avec son psy, dont elle semble vouloir flirter, quand ce n’est pas avec l’un de ses amis. Ces séances, honnêtement, ne m’ont pas touché. Si le personnage du psy est assez caricatural, j’ai trouvé que ces moments qui devaient être assez importants pour la lectrice que je suis, pour comprendre cette perversion qu’elle dit avoir subit, n’ont pas été à al hauteur. Seule, elle comprend tout comme si en dehors de ce bureau cela n’aurait pas été possible. L’histoire amoureuse problématique en elle-même, point central de cette histoire en tout cas c’est ainsi que cela apparaît en 4eme de couverture, est mal utilisée à mon sens. j’ai déjà lu des choses bien mieux amené autour de cette thématique sociale que l’on met en avance ces dernières années.

Un roman qui avait donc de bons éléments, très vendeurs. Pour moi, l’exercice est maladroit, les éléments mal utilisés et cette histoire ne me laissera aucun souvenir… Dommage donc pour un roman avec un tel titre !


Service presse - Chronique non-rémunérée

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