Traverser la foule - Dorothée Caratini


 

Je vous propose un roman émouvant, qui aborde un sujet sensible qu’est le deuil. C’est aussi un roman autobiographique et cela rajoute évidemment de l’émotion aux propos de Dorothée Caratini.


« On traverse des foules toute sa vie, pour ne pas se perdre ou perdre des morceaux de soi. Je traverse la foule comme on traverse la vie, je contourne. » Un jour comme un autre de décembre, Dorothée se confronte à l'indicible : le suicide de son mari, qui la laisse seule avec deux petites filles face à un gouffre d'incompréhension. Tout ce qui entoure la mort est pénible, long, compliqué. Il faut attendre, répondre à des questions. Mais le deuil donne aussi le droit de s'affranchir des conventions. Dorothée veut qu'il éclate à la face du monde, elle veut rester qui elle est, une femme qui jouit. Pas seulement une veuve et une mère, mais une femme libre avec son imaginaire et son grain de folie. Alors, passés le choc, la colère et la douleur, elle prend ses émotions et ses enfants sous le bras, qui l'épuisent et la comblent. Les fantômes, elle les brûle. Ecrit dans l'urgence de la peine avec la grâce des âmes sensibles, Traverser la foule balance entre le réalisme, le rock et la poésie. Aussi drôle qu'émouvant, il s'en dégage une force inouïe, qu'on peut aussi bien nommer la joie ou la vie.

Éditions Bouquins - 16€


C’est un roman qui m’a particulièrement parlé par son thème, à savoir le deuil. On peut suivre la narratrice dans ces étapes très difficiles que cela implique. C’est beau et franc et on ne peut qu’avoir de l’empathie pour elle. C’est une immersion dans son quotidien, difficile à cause de cette épreuve. C’est à la fois un deuil à faire d’un couple, mais aussi de ce qu’elle fut puisque cette épreuve la rendra forcément différente.

C’est aussi un rappel qu’une femme n’est pas que mère, mais reste un individu à part entière. Cette partie du roman est émouvante et un rappel qu’il faut faire aussi, car un couple est la somme de deux individus et que malgré ce terrible événement, la vie doit continuer.

“Je pleure beaucoup, je pleure souvent et trop, parce que sinon je resterais bloquée, sans respirer. Pleurer, c'est libérer l'énergie de la déception, de la jalousie, de la fatigue du doute, de la paranoïa, de la peur.”


Néanmoins, malgré ses qualités, il y a eu pour moi quelques couacs au cours de ma lecture qui fait que j’ai un avis plutôt mitigé malgré les apparences. Ce roman est divisé en plusieurs chapitres et certains m’ont parus longs et d’autres, à mon sens, ont mal été emmené de la part de l’autrice (qui est la narratrice) et je pense que ceci peut rendre la lecture plus difficile à cerner parfois.

Si le thème du deuil suite au suicide de son époux reste terrible, j’ai trouvé que sa plume n’était pas au rendez-vous. J’ai trouvé certains passages trop longs, d’autres un peu maladroits. C’est une autobiographie donc j’imagine la force qu’il a fallu à l’autrice de coucher sur le papier ses pensées, cet événement.


C’est un roman touchant, qui parle de la force qu’il faut pour avancer tout simplement.

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