La curée - Emile Zola



Je fais cette lecture dans le cadre du projet #lisonslesrm organisé sur Instagram. Je ne fais pas tellement de challenge, mais je ne regrette pas du tout ma participation à ce dernier.


C'est donc le second tome de la série des Rougon. Ma première chronique est à retrouver ici. J'ai bien apprécié ce roman, j'ai trouvé que le cadre était totalement dépaysant en comparaison avec le premier, à cause de ce décor parisien.

La France de Napoléon III vue par Zola : " A cette heure, Paris offrait, pour un homme comme Aristide Saccard, le plus intéressant des spectacles. L'Empire venait d'être proclamé... Le silence s'était fait à la tribune et dans les journaux. La société, sauvée encore une fois, se félicitait, se reposait, faisait la grasse matinée, maintenant qu'un gouvernement fort la protégeait et lui ôtait jusqu'au souci de penser et de régler ses affaires. La grande préoccupation de la société était de savoir à quels amusements elle allait tuer le temps. Selon l'heureuse expression d'Eugène Rougon, Paris se mettait à table et rêvait gaudriole au dessert... L'Empire allait faire de Paris le mauvais lieu de l'Europe. "

Editions Folio - 384p. - 4€


Ce fut une lecture très intéressante, qui change beaucoup du premier tome, que ce soit dans le décor, ici parisien, mais aussi des thèmes abordés. En effet, ici, Zola dresse un portrait de la bourgeoisie, celle parisienne. C'est un portrait assez contrasté, avec une certaine critique aussi montrant que même de ce côté de la société, il y a des choses non-légales qui s'y passent comme peut le faire Aristide avec ses spéculations. L'argent, les apparences, et les mariages arrangés aussi sont abordés au travers des personnages, que sont notamment Maxime, son père et sa femme, Renée.

"Quand on est pauvre à Paris, on est pauvre deux fois."

Dans ce roman, Zola aborde aussi le thème de "l'inceste" que je n'ai pas trouvé choquant, car Maxime entretient une relation avec la femme de son père, sa belle-mère donc. Mais pour l'époque, j'imagine le scandale que cela a provoqué. On comprend très rapidement que cela va arriver, car Zola développe la relation au fur et à mesure. J'avoue que cette relation, qui peut paraître parfois assez superficielle, à cause, de la personnalité des deux protagonistes, est touchante.J'ai bien aimé ce duo et j'ai été touché par le destin de Renée.

J'ai adoré aussi me promener dans le Paris de cette époque. En effet, il est question aussi d'immobilier et d'urbaniste montrant que déjà à cette époque, Paris est une ville très particulière.


La plume de Zola est toujours aussi fluide, j'aime énormément ses descriptions permettant d'avoir de réellement tableaux finalement.


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