Une page d'amour - Emile Zola


Je vous retrouve aujourd'hui avec un nouveau roman d'Emile Zola. Mes précédentes chroniques sont à retrouver ici.


Cette lecture fut une surprise, car moi qui pensais que j'allais apprécier ma lecture après ne pas avoir apprécié L'assommoir, ce fut une certaine déception alors que je trouvais le sujet attrayant.


Rédigée entre L'Assommoir et Nana, en 1878, Une page d'amour d'Émile Zola correspond à une période de répit dans les turbulences des Rougon-Macquart, formidable tableau de la société française d'un XIXe siècle finissant. C'est l'histoire d'Hélène Grandjean, veuve, retirée avec sa fille Jeanne, aux portes de Paris, à Passy. Prise de convulsions, Jeanne est traitée par le docteur Deberle. Entre le médecin et la mère, un coup de foudre réciproque va bouleverser les habitudes des uns et des autres. Des bouleversements que Jeanne ne pourra longtemps supporter.


Éditions Livre de poche - 496p. - 5.80€


Pour commencer, je vais débuter ma chronique par le point à propos de cette lecture que j'ai le moins apprécié. Il s'agit d'un personnage qui est au cœur de l'histoire, Jeanne, que je n'ai pas aimé du tout. Même si au début de ma lecture, je l'ai trouvé évidemment émouvante, je l'ai très rapidement peu apprécié. j'ai trouvé cette petite fille très capricieuse, agaçante maintes fois. Je l'ai trouvé aussi très cruelle avec sa propre mère, ce qui ne m'a pas aidé à l'apprécier.


"Elle se sentait dans un beau mensonge, elle s'y promenait comme dans un jardin idéal, aux fruits d'or, ou elle buvait toutes les illusions."


Hélène, de son côté apparaît comme, à la fois la victime de sa fille, mais aussi une femme qui cherche l'amour, le vrai. Sa romance avec le médecin, qui se fait graduellement, douloureusement, est touchante. Entre retenu et désir ardent, c'est une relation émouvante et bouleversante.


Outre sa vie de femme, il est question de maternité, de cet amour qui passe au-dessus de tout et du bonheur personnel d'Hélène. J'ai trouvé la plume de Zola à ce propos très touchante et très juste, encore plus lorsqu'on sait qu'Emile Zola est un homme et qu'il sait parler de ce sujet avec une très grande justesse. Hélène se sacrifiera pour sa fille et son bonheur et apparait, à mon sens, prisonnière de cette dernière qui ne trouvera sa liberté que lorsque sa fille ne sera plus dépendante d'elle.


"Elle souffrait trop de cette lutte entre sa maternité et son amour."


La narration est plutôt bien rythmée, et permet de découvrir un autre tableau sur cette société du XIXe siècle. Zola sait aborder des sujets de la vie quotidienne de chacun comme la relation de parents à enfants, mais aussi du bonheur et du désir amoureux. Même si je n'ai pas apprécié le personnage de Jeanne, j'ai aimé le restant de ma lecture avec ces descriptions qui donnent l'impression de découvrir des tableaux complets.


C'est une lecture très calme, qui permet une certaine transition entre L'assommoir et Nana. C'est encore une réussite de la part d'Emile Zola qui arrive à transmettre avec juste de jolies émotions, mais sait aborder des sujets peu simples avec une grande justesse.

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