La maison des égarées – Julie Kibler



C’est une très belle lecture, reposant sur une réalité historique que raconte l’autrice à la fin du roman. Évidemment, certains noms et évènements furent inventés, mais j’ai apprécié cette lecture encore un peu plus en sachant cela.

Texas, 1904. Comme toutes les pensionnaires du foyer Berachah, Lizzie et Mattie ont traversé bien des épreuves. La première, prostituée malade, mère d'une petite fille, n'a connu que la misère, tandis que la seconde a tout perdu en tombant enceinte hors mariage. Et si ce lieu pas comme les autres leur offrait enfin une seconde chance ? Un siècle plus tard, Cate, bibliothécaire, se prend de passion pour ces destins poignants qui font écho à sa propre histoire. Lizzie et Mattie lui transmettront-elles la force de se libérer de son passé ?




C’est un roman autour de femmes, de solidarité et du poids du passé. C’est beau, c’est doux et réel. Une jolie histoire comme l’autrice a su le faire dans Les couleurs de l’espoir en 2014. Je tiens aussi à attirer votre attention sur la très belle couverture ! 


Cette lecture se lit très facilement et l’alternance de points de vue entre le passé et le présent, rendent cette lecture encore plus mouvante par le parallèle qui est fait. Les personnages sont simples, avec des faiblesses et apparaissent aussi comme des femmes fortes à la fois. Julie Kibler arriva à très bien transmettre l’ambiance passée, les liens entre les personnages qui vont tenter de s’aider mutuellement. On ne lit pas ce genre de roman pour un enchainements d’actions fortes, il faut lire ce roman pour sa douceur, l’évolution de la vie des personnages. 


« On peut manquer d’un foyer même en ayant une maison. »


On retrouve je trouve très bien cette ambiance du Texas, surtout lorsqu’il s’agit des évènements appartenant au passé. Julie Kibler sait créer des liens intéressants avec le présent aussi permettant cette fluidité pour la lecture. J’ai eu une préférence pour Cate, cette bibliothécaire qui va s’intéresser à la vie de ces égarées, qui va s’y attachée comme j’ai pu le faire, presque, en lisant cet ouvrage. 


Par contre, j’ai adoré me plonger dans les chapitres concernant cette maison des égarées, cette bâtisse faites pour accueillir les femmes qui étaient exclues de la société, considérées comme honteuses à l’époque ou le patriarcat était très présent. Dans cette maison, les liens se tissent, elles reprennent confiance mais elles ont aussi chacune un destin et la vie va aussi s’inviter avec ces tristes et plus joyeux moments. Cette solidarité entre elles, cette liberté auxquelles certaines aspirent, font ressentir de très belles émotions. Les descriptions, la plume de l’autrice nous plonge complètement dans cette bâtisse qui intrigue tellement Cate.


« On peut se sentir bien plus isolée dans une salle bondée que seule. »

 

C’est une plongée dans un passé compliquée, mais qui a eu ces instants de oies pour mieux vivre le présent au moment où les femmes doivent rester solidaires et unies.  

Editions Belfond (512 p.) - 5/5 

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