En attendant Bojangles - Ingrid Chabbert, Carole Maurel et Olivier Bourdeaut



Il s’agit de l’adaptation en bande-dessinée du roman d’Olivier Bourdeaut. Une jolie plongée tragique, pleine de musique et de liberté !

Sous le regard émerveillé de leur fils, ils dansent sur « Mr. Bojangles » de Nina Simone. Leur amour est magique, vertigineux, une fête perpétuelle. Chez eux, il n’y a de place que pour le plaisir, la fantaisie et les amis. Celle qui donne le ton, qui mène le bal, c’est la mère, feu follet imprévisible et extravagant. C’est elle qui a adopté Mademoiselle Superfétatoire, un grand oiseau exotique qui déambule dans l’appartement. C’est elle qui n’a de cesse de les entraîner dans un tourbillon de poésie et de chimères. Un jour, pourtant, elle va trop loin. Et père et fils feront tout pour éviter l’inéluctable, pour que la fête continue, coûte que coûte. L’amour fou n’a jamais si bien porté son nom…



Personnellement, je n’avais pas vraiment accroché au roman, et bien je suis ravie d’avoir pu franchir le cap de lire cette adaptation en BD qui est pour moi une réussite ! 


Les dessins, pour commencer car c’est un peu le cœur de ce genre, sont très réussis. Plutôt simples et doux, permettant de capter les émotions et l’essence du roman initial. Les planches ne sont pas trop chargées en détails, ce que j’apprécie personnellement. 


Concernant l’histoire, je trouve qu’on retrouve bien le roman et j’ai d’avantage apprécié ce format car peut-être moins « pesant » pour moi. On retrouve l’atmosphère musical et cet esprit de fête qui ne semble jamais s’arrêter, même pour ce petit garçon qui voir ses parents si unis, si fragiles aussi pour ce qui est de sa mère. C’est poétique et tragique, c’est l’amour et la force que cela suppose. Le dévouement aussi. 

C’est un esprit étrange, ou l’extravagance a sa part d’ombres. C’est cruel, terrible aussi pour ce petit garçon qui semble exister dans l’ombre de ce couple uni, passionné jusqu’au bout. Peut-être aussi égoïste.


C’est une BD à lire qui ne remplace pas le roman mais cela peut permettre à ceux qui n’osent pas le lire de découvrir cette œuvre qui est originale, il faut le reconnaitre. 




C’est intense, chimérique. 

Editions France loisirs (133 p.) - 5/5 

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