Les fureurs invisibles du coeur, John Boyne



C’est mon premier coup de coeur de 2020. C’est une saga qui commence en 1945 et qui s’est terminée en 2015. On fait la connaissance de ces personnages qui sont en Irlande et que je vous recommande chaudement de découvrir. 



RESUME: Cyril Avery n’est pas un vrai Avery et il ne le sera jamais – ou du moins, c’est ce que lui répètent ses parents adoptifs. Mais s’il n’est pas un vrai Avery, qui est-il ?
Né d’une fille-mère bannie de la communauté rurale irlandaise où elle a grandi, devenu fils adoptif d’un couple dublinois aisé et excentrique par l’entremise d’une nonne rédemptoriste bossue, Cyril dérive dans la vie, avec pour seul et précaire ancrage son indéfectible amitié pour le jeune Julian Woodbead, un garçon infiniment plus fascinant et dangereux. Balloté par le destin et les coïncidences, Cyril passera toute sa vie à chercher qui il est et d’où il vient – et pendant près de trois quarts de siècle, il va se débattre dans la quête de son identité, de sa famille, de son pays et bien plus encore.


MON AVIS: C’est une lecture coup de coeur pour plusieurs raisons. Tout d’abord, ces personnages sont touchants dans leurs histoires personnelles, d’autres sont plus caricaturaux et ce trait les rends attachants d’une certaine façon.

Il y a par exemple Maude qui est une actrice qui ne peut apporter son succès ou encore Cyril qui est homosexuel au sein d’une Irlande catholique et d’une société qui condamne cette sexualité. 

«Ce que vous savez des femmes pourrait être recopié en grands caractères au dos d’un timbre poste et il resterait encore de la place pour le Notre-Père.»

C’est le second point fort de ce roman. On peut voir l’évolution des mentalités au fil des années autour de ce sujet. Mais aussi la souffrance de ces personnages rejetés, en souffrance, qui doivent cacher qui ils sont réellement ! J’ai beaucoup aimé les liens entre les personnages parfois touchants mais aussi cruels ou tristes. C’est le cas de Cyril qui est adopté et peu inclus dans sa nouvelle famille et je trouve que ce traitement de la part de l’auteur est très original et s’inclut parfaitement dans ce roman. 

«Je savais une chose avec certitude : c’était terminé. Plus d’hommes. Plus de garçons. À partir de maintenant, il n’y aurait plus que des femmes. Je serais comme tout le monde. Je serais normal, même si ça devait me tuer.»

Il y a dans le plume de John Boyne, une certaine sensibilité. Un côté cru qui prends tout son sens. Par exemple, ici les personnages abordent sous la thématique du sexe alors que Cyril qui est le personnage principal ne peut parler de sa sexualité. Tout à un sens logique. Des contrastes qui font que cette lecteur est riche autant historiquement (on y découvrir l’histoire et la culture de l’Irlande) que dans la fiction. L’auteur sait créer des rebondissements et des révélations. 

Un second degré et de l’humour pour parfaire le tout et vous obtenez ce roman que l’on dévore ! 



Livre de poche / 864 p. / Historique / Amazon / Cultura

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