Une jupe trop courte - Sofi Oksanen



Depuis ce début d’année 2022, je n’avais pas encore eu de réelles déceptions littéraires. Mais ces derniers temps, au moment où j’écris ces lignes, cela n’est plus vraiment le cas. Et malheureusement, ce roman en fait parti. Dommage.


J’avais de réelles attentes concernant ce roman, cette poésie féministe. Et finalement, rien ne s’est passé ni pendant, ni après ma lecture.


La nuit je regarde ton cou

et je veux le serrer

comme tu voulais m'étrangler

par terre dans la cuisine

Tel un journal de la condition féminine contemporaine, les textes de Sofi Oksanen donnent à voir les violences conjugales dans tout ce qu'elles ont de plus cru, pour mieux les dénoncer. Adoptant un ton volontairement féroce et teinté d'humour noir, l'auteure fait la lumière sur les injustices quotidiennes que subissent les femmes. Elle renverse l'image récurrente de la femme victime, laissant place à l'idée de vengeance, le bras armé d'un couteau de cuisine.

C'est un cri saisissant, habituellement étouffé, qui résonne ici haut et fort.

Née en 1977 d'une mère estonienne et d'un père finlandais, Sofi Oksanen s'est rapidement imposée comme une auteure majeure de la scène littéraire internationale. Son troisième roman, Purge, a été couronné en France par le prix Fnac et le prix Femina étranger. Ses livres sont traduits dans plus de cinquante langues.

Editions Points - 101 p.


Pour approfondir mon propos à propos de mon avis su cet ouvrage, je n’ai pas été charmé par la forme, mais évidemment, le fond m’a interpellé. L’autrice, Sofi Oksanen, aborde les violences conjugales, aborde cette violence dont peuvent faire preuve certains hommes. Cette peur que ressentent ces femmes qui sont violentées, humiliées et à qui on ôte la vie. Évidemment, en tant que femme, cette thématique m’a touché. Je pense qu’il est bien que ce thème puisse être traité de diverses façons, y compris avec de la poésie. Cela donne encore plus de dimensions aux propos.

Je parle peu de ce “détail” qui fait pourtant tout, mais je trouve le titre “Une jupe bien trop courte” bien trouvé. Il est provocateur, laisse planer cette idée que certains utilisent pour rejeter la faute sur les femmes. C’est amer comme les scènes décrites par l’autrice.

Cependant, même si le fond est important, la forme ne m’a pas charmé. Je lis de plus en plus de poésie et pourtant, celle-ci ne m’a pas charmé. Je ne remets pas en cause la qualité de cette plume, mais la lecture est une expérience personnelle. On appréciera une lecture selon ses émotions, ses expériences, son ouverture d’esprit. Bien des éléments interviennent et personnellement, cette poésie n’a pas créer en moi un bouleversement comme he l’attendait. J’ai trouvé que certains poèmes étaient en dessous d’autres, les mots choisis parfois, trop tranchants. Trop rapides.

Néanmoins, je trouve intéressant de se pencher sur ce recueil qui aborde un sujet important aujourd’hui et qui peut d’avantage peut-être vous toucher sous cette forme.

0 Comentarios

Merci pour votre commentaire 🌿

SUIVEZ-MOI SUR INSTAGRAM