La dame aux camélias – Alexandre Dumas fils




C’est un roman publié en 1848 et qui est un véritable chef d’œuvre mais surtout un parallèle avec sa vie personnelle. Une lecture à lire au moins une fois ! 


Ce roman, dont Alexandre Dumas fils tira aussi un drame, est inspiré de l'existence authentique de Marie Duplessis. Merveilleusement belle et intelligente, cette courtisane fut adorée du Tout-Paris et de l'auteur lui-même. Il dut renoncer à elle, car il n'était pas assez riche. Verdi fit de ce drame un opéra sublime, La Traviata. Armand et Marguerite vivent un amour immense qui survit à tous les obstacles et à toutes les tromperies. Le père d'Armand interdit cet amour inconvenant. Mais rien n'aura empêché le bonheur d'aimer, la virginité retrouvée, l'argent et les conventions dédaignés. L'amour véritable, c'était pour Marguerite l'espoir, le rêve et le pardon de sa vie. Tout lui fut donné, mais à quel prix !




En effet, en 1844, Alexandre Dumas fils a une romance avec une courtisane, Marie Duplessis pour laquelle il va contracter de nombreuses dettes. Elle meurt de phtisie et sa tombe sera recouverte de camélias. Il écrit alors ce roman un mois après sa lecture de Manon Lescault et Alexandre Dumas laisse une marque de lui dans son chef d’œuvre en y plaçant, aussi, ses initiales. 



C’est pour moi un énorme coup de cœur. Le narrateur qui est étranger à l’histoire donne une image plutôt positive de la courtisane mais il reste réaliste en gardant à l’esprit que ces dernières n’échappent pas à la fatalité de leur condition. De plus, pour la dame aux camélias, sa mort qui s’inscrit dans une certaine souffrance est d’autant plus marquante. La vieillesse parait alors le danger de ces femmes plutôt que la mort elle-même puisse c’est cette avancée dans l’âge qui va les rendre moins attirantes. 


Alexandre Dumas va alors apporter aussi une certaine critique de la société qui juge très facilement ces femmes, qui portant ont une existence « limitée ». Marguerite pas exemple semble très seule tout au long du roman malgré les richesses qu’elle reçoit. Mais sa mort ne semble jamais bien loin et la ronge lorsqu’elle fait la connaissance d’Armand, qui va lui-même voir la réalité violente. 


Marguerite apparait comme un personnage qui a une franchise, intéressante, qui s’oppose à la vision d’Armand qui semble si naïf, totalement charmé par elle. C’est une vraie femme fatale. Elle lui résiste ce qui lui plait beaucoup et rend Armand encore plus amoureux. Il y a alors une première rupture, montrant un égo et une jalousie chez Armand qui va finalement resserrer les liens entre les deux amants. Mais on comprend que c’est un amour impossible pour plusieurs raisons, dont l’argent. 


"Les femmes sont impitoyables avec les gens qu'elles n'aiment pas."


C’est une réelle œuvre romantique avec la présence de la nature, avec la campagne qui apparait comme une bulle pour les deux amants. On retrouve aussi l’influence du père de l’auteur et du cercle littéraire qui l’entourait. Mais ce roman a la particularité d’avoir des nuances du réalisme avec cette société peinte comme on peut le trouver chez Balzac. 


"Ne suis-je pas votre esclave, votre chien? Faites de moi ce que vous voudrez, prenez-moi, je suis à vous."


J’ai aimé cette œuvre pour sa narration originale, ce couple terriblement touchant et qui montre une société qui reste toujours dans les apparences C’est un roman qui appartient à la littérature classique, très simple à lire. Quand on garde à l’esprit l’histoire personnelle de l’auteur, l’œuvre prend une dimension supplémentaire à côté de laquelle il serait triste de passé à côté. 


Editions Hachette (3(é p.) - Coup de coeur

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