Interview avec Koko Nhan

Aujourd'hui, je vous propose ma toute première interview avec une  autrice de romance qui m'a bluffé avec un de ses ouvrages. C'est donc un plaisir pour moi, de lui donner la parole sur le blog avec une interview !

Koko Nhan, de son vrai prénom Coralie est l’autrice de divers ouvrages de romance comme Brisés (deux tomes) ou les one-shot comme Dernier souffle ou Plutôt mourir : danser pour exister. Les ouvrages de l’autrice sont tous publiés chez Cherry Publishing et vous pouvez les retrouver ici.

 Personnellement, j’ai découvert cette autrice avec la saga  Kalliopée , dont j’ai dévoré le premier tome. Le tome 2 s’est glissé dans ma PAL et j’ai hâte de retrouver les deux personnages principaux, ce qui me permettra de presque enchainer avec le troisième volet de cette saga.  

Il est maintenant l’heure de passer à l’interview, et je remercie encore une fois Koko Nhan pour sa gentillesse, ainsi que le temps accordé à mes questions !

 

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Bonjour ! Peux-tu te présenter aux lectrice et lecteurs du blog ?

 Bonjour à tous. Je suis donc Coralie et j’écris sous le nom de plume Koko Nhan. J’ai quelques romans à mon actif, de la romance contemporaine à la romance fantastique ou dystopique. J’aime toucher à tout, même si la romance est un invariable de mes écrits. Je suis une jeune trentenaire du sud de la France où je vis avec mon mari et mes deux petites filles.

 


Quel est ton lien avec l’écriture ? As-tu eu toujours cette envie devenir autrice ?

 Alors pour être honnête, il y a trois ans, je ne lisais même pas. C’était un plaisir d’adolescente que j’avais laissé de côté avec l’âge adulte et les responsabilités. Puis après un petit baby blues, j’ai pris du temps pour moi et j’ai redécouvert la lecture. Je lisais de manière intensive (un roman par jour) et j’ai fini par connaître une grosse panne de lecture. C’est là que j’ai commencé à écrire. Il y a maintenant deux ans. Avant ça, hormis une fanfiction pour un concours, l’écriture n’était même pas une éventualité. Je n’imaginais pas que c’était quelque chose dont j’étais capable et encore moins tout ce que ça m’apporterait.

 

Vis-tu aujourd’hui de ta passion ?

 Non, même si je n’en suis pas très loin. Je cumule l’écriture et un boulot dans l’édition, donc au fond on peut dire : oui. Je sais que je suis une chanceuse. Pouvoir travailler dans le milieu qui nous passionne n’est pas donné à tout le monde.

 

As-tu un conseil à donner aux jeunes auteurs ?

 Essayer. C’est tout. On ne peut pas savoir tant qu’on essaye pas et au moins on ne laisse pas de regrets derrière soi. Donc peu importe les doutes, écrire ne vous coutera rien. Si ce n’est un peu de temps.

 

Comment as-tu l’idée de ce roman  Kalliopée ? Quelles sont tes inspirations ?

 Je ne sais plus très bien. Mon idée de base c’était un haters to lovers entre un prince et une princesse. Puis j’ai voulu rendre le monde le plus hostile pour la princesse et sans m’en rendre compte il l’est devenu pour toutes les femmes. Ça m’a un peu dépassé et je n’ai pris conscience de ce que j’avais créé qu’à l’écriture du tome 2. Un peu comme Kalliopée. C’est là où je me suis confrontée aux lois de l’Union des Cinq. L’inspiration me vient principalement des musiques que j’écoute et de l’ambiance qu’elles dégagent. Après mon esprit part un peu dans tous les sens.

 



J’ai réellement été prise dans cette histoire que j’ai eu du mal à lâcher. Kalliopée apparait à la fois comme une jeune femme forte mais aussi avec une réelle fragilité. Une sorte de miroir de Karel finalement… D’ailleurs, ces deux personnages se sont rencontrés jeunes, rendant ce lien si émouvant. On va donc pouvoir les voir évoluer personnellement mais aussi dans leur relation ?

 Ils évoluent tous deux en tant que personne, mais aussi en tant que couple. Ils vont forcément se disputer, mais c’est ce qui arrive souvent quand on met face à face deux personnes qui ont des manières d’agir différentes. Certains les trouveront conflictuels, mais certaines personnes ont besoin de ça pour pouvoir s’exprimer. Ça ne les rend pas moins amoureux je crois. Ce sont juste deux fortes personnalités. Kalliopée trouve que le monde ne change pas assez vite, elle voudrait que Karel se « bouge », mais elle en oublie qu’il a aussi peu de pouvoir qu’elle. Karel quant à lui voudrait qu’elle se mesure plus, qu’elle accepte même les situations les plus injustes pour les autres. Ça amène inévitablement des conflits, mais je pense qu’ils arrivent ensuite à s’améliorer.

 

Dans ce roman, tu alterne les narrations. N’est-ce pas difficile de te mettre dans la peau de Karel ? N’est-ce pas « éprouvant » avec son tempérament colérique ?

 Je dois avouer que c’était ce que j’ai préféré écrire. Être dans sa tête à lui, c’est passionnant. Je pense que je puise dans certains traits qui me sont propres, mais que là je ne musèle pas quand je suis dans sa peau (non, je rassure je ne veux égorger personne). Il est intense et vraiment intéressant à travailler. Kalliopée est parfaitement imparfaite. Ses causes sont toujours nobles, alors on lui pardonne ses défauts. Karel lui n’agit que pour elle. Mais en même temps il est pressé par ses devoirs de fils. C’est une dualité intérieure qui le ronge et qui en fait un personnage complexe.

 « Ce n’est pas le désespoir qui tue, c’est l’espoir. Il se nourrit de nous, jusqu’à ce qu’il ne reste plus rien. »

Il y a trois tomes pour cette saga*. N’est-ce pas une réelle aventure en passant autant de temps avec les personnages ?  Savais-tu la fin quand tu as commencé l’écriture de cette histoire ?

 Karel et Kalliopée représentent huit mois de ma vie d’auteure. En commençant, je pensais que cette saga ferait deux tomes. Et après les ¾ du premier tome, j’ai dû me rendre à l’évidence. Sur le moment, j’ai eu peur mais je ne me suis pas découragée. Par contre, au milieu de l’écriture du tome 2, j’ai mis le projet sur pause tout un mois. J’étais prête à jeter l’éponge. C’était dur et épuisant. Je ne vivais que pour eux. Je m’endormais en pensant à eux, je me couchais en pensant à eux, je mangeais en pensant à eux. En bref, ils quittaient rarement mes pensées. Heureusement, j’ai eu des bêtas qui m’ont encouragée et je n’ai pas lâché. Aujourd’hui une partie de cette histoire est terminée et même si je les retrouverais, ne plus me trouver dans leur tête me manquera.

 *Le troisième tome est prévu pour 12.02.2021


Ma chronique est ici

Pour terminer cette interview, je souhaite faire ton portrait de lectrice. Quelle lectrice es-tu ?

Je suis une acheteuse compulsive. Mais j’essaye de faire des efforts. Je lis beaucoup de romances, principalement contemporaines. Je suis une énorme fan de Tessa Wolf ou de L.J. Shen, dont je ne rate aucune de leurs sorties. J’avoue avoir un faible pour les auteurs anglo-saxons qui ont souvent une pointe de mélancolie ou je ne sais pas, y’a un truc en plus. Mais attention, de nombreux auteurs français sont dans mes coups de cœur. Je suis le genre de lectrice qui pousse tout le monde à lire ses coups de cœur et souvent on me remercie (oui, je suis modeste aussi).


Quel(s) titre(s) de roman nous conseilles-tu ?

Nos faces cachées que j’ai relu il y a peu. Un très beau roman que je ne peux que conseiller, même pour les non-adeptes de la troisième personne (en général je n’aime pas trop ça non plus). Et en français, le dernier que j’ai lu : Wendat de Blandine P. Martin. Une très belle histoire là encore, sur fond de traditions Wendat (un peuple amérindien).


Merci pour tes réponses !

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Vous pouvez retrouver Koko Nhan sur les réseaux sociaux : FacebookWattpad / Instagram/ Ses ouvrages

 

Avez-vous un ou plusieurs romans de cette autrice ?


Pour aller plus loin

Découvrez les livres conseillés par Koko Nhan :

  • Wendat de Blandine P. Martin à retrouver ici
  • Nos faces cachées de Amy Harmon à retrouver ici 

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