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Sur mes étagères #13

août 24, 2018

La reprise officielle du blog n’est pas encore arrivée (à partir du dimanche 2 septembre) mais j’ai retrouvé mon rythme de lecture pendant ce temps de pause et j’avais envie de vous présenter quelques unes de ces lectures.




La gouvernante suédoise de Marie Sizun 

(Folio / 320 p. / Amazon)


RESUME : Quel rôle joue exactement Livia, la gouvernante suédoise engagée par Léonard Sézeneau, négociant français établi à Stockholm en cette fin du XIXe siècle, pour seconder sa jeune femme, Hulda, dans l’éducation de leurs quatre enfants ? Quel secret lie l’étrange jeune fille à cette famille qu’elle suivra dans son repli en France, à Meudon, dans cette maison si peu confortable et si loin de la lumière et de l’aisance de Stockholm ? Il semble que cette Livia soit bien plus qu’une domestique, les enfants l’adorent, trouvant auprès d’elle une stabilité qui manque à leur mère, le maître de maison dissimule autant qu’il peut leur complicité, et Hulda, l’épouse aimante, en fait peu à peu une amie, sa seule confidente. Rien ne permet de qualifier le singulier trio qui se forme alors. Que sait Hulda des relations établies entre son mari et la gouvernante ? Ferme-t-elle les yeux pour ne pas voir, ou accepte-t-elle l’étrange dépendance dans la quelle elle semble être tombée vis à vis de Livia ? Dans ce récit maîtrisé et romanesque, Marie Sizun brosse le portrait tout en nuances de ses ancêtres franco-suédois, s’approchant au plus près du mystère qui les entoure. C’est bien une histoire d’amour et de mort qui va suivre la réussite fulgurante d’une famille, la sienne, trois générations plus tôt. Renouant les fils rompus, interrogeant sans cesse un passé occulté, redonnant vie aux disparus par son talent de romancière, Marie Sizun éclaire avec tendresse et pudeur les secrets de ces étonnants personnages.

MON AVIS : J'ai aimé découvrir l'intrigue qui tourne autour de secrets de famille mais j'avoue avoir été un peu surprise par la narration qui m'a empêché de m'attacher encore plus aux personnages. Un chouette moment néanmoins avec la découverte d'une plume qui se lit agréablement ! L’ambiance n’a pas assez retenue mon attention. Bref un moment lecture agréable, mais dont j’attendais bien plus et bien mieux tout simplement.

*****

Les filles au lion de Jessie Burton

(Folio / 508 p. / Amazon)


RESUME : En 1967, cela fait déjà quelques années qu'Odelle, originaire des Caraïbes, vit à Londres. Elle travaille dans un magasin de chaussures mais elle s'y ennuie, et rêve de devenir écrivain. Et voilà que sa candidature à un poste de dactylo dans une galerie d'art est acceptée ; un emploi qui pourrait bien changer sa vie. Dès lors, elle se met au service de Marjorie Quick, un personnage haut en couleur qui la pousse à écrire. Elle rencontre aussi Lawrie Scott, un jeune homme charmant qui possède un magnifique tableau représentant deux jeunes femmes et un lion. De ce tableau il ne sait rien, si ce n'est qu'il appartenait à sa mère. Marjorie Quick, à qui il soumet la mystérieuse toile, a l'air d'en savoir plus qu'elle ne veut bien le dire, ce qui pique la curiosité d'Odelle. La jeune femme décide de déchiffrer l'énigme des Filles au lion. Sa quête va révéler une histoire d'amour et d'ambition enfouie au coeur de l'Andalousie des années trente, alors que la guerre d'Espagne s'apprête à faire rage. Après Miniaturiste, Jessie Burton compose une intrigue subtile entre deux lieux et deux époques que tout sépare en apparence, tout en explorant, avec beaucoup de sensualité, d'émotion et de talent, les contours nébuleux de la puissance créatrice.

MON AVIS : Lu et approuvé ! J'ai beaucoup apprécié la lecture de ce roman et la découverte de la plume de Jessie Burton qui a su développer tout un univers et qui m'a donné envie de découvrir "Le miniaturiste" (que j'ai découverte en série). C'est une plume fluide, pleine d'émotion, de détails comme je l'apprécie et qui a su m'embarquer dans cette histoire de tableau. Un joli moment, que je vous recommande, et que je vous recommande en VO car je l’avais déjà lu en anglais.

*****

Les tribulations d’une cuisinière anglaise de Margaret Powell

(France loisirs / 256 p. / Amazon)


RESUME : Dans l'Angleterre du début des années 1920, la jeune Margaret rêve d'être institutrice, mais elle est issue d'un milieu modeste et doit "entrer en condition". De fille de cuisine, elle devient rapidement cuisinière, un titre envié parmi les gens de maison. Confinée au sous-sol de l'aube à la nuit, elle n'en est pas moins au service de ceux qu'on appelle "Eux", des patrons qui ne supporteraient pas de se voir remettre une lettre par un domestique autrement que sur un plateau d'argent. Elle saura leur tenir tête et rendra souvent son tablier pour améliorer ses conditions de travail, jusqu'à ce qu'elle trouve enfin, sinon le prince charmant, du moins le mari qui l'emmènera loin des cuisines des maîtres. Grâce à son franc-parler aux antipodes des récits de domestiques anglais trop parfaits, ce témoignage paru en 1968 a valu la célébrité à Margaret Powell (1907-1984). Quarante plus tard, il a inspiré le scénariste de Downton Abbey.


MON AVIS : Cet ouvrage autobiographique a inspiré Downtown Abbaye et je dois dire que je ne m’attendais pas à cela dans la forme. Pour le fond, on suit le quotidien de cette cuisinière, ce qui est très intéressant. J'avais l'impression de faire partie des maisons dans lesquelles elle était employée. Par contre, pour la forme, le langage est assez familier, chose étrange qui constate avec le contexte feutré du décor anglais. Mais sinon, c'est un ouvrage qui se lit vite et bien !

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