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Outrage & Réponses d'Hugo Roman

22 août 2017




 SYNOPSIS  

Rose est une femme libre, indépendante, torturée, traumatisée, elle s’est construit une carapace de survie.
Elle fuit l’amour par peur de l’attachement. Elle est perverse, passionnée, cyclique, addict au sexe et à l’alcool mondain. Mais ce soir-là, dans un bar, elle tombe amoureuse d’un être qui lui ressemble, peut être un peu trop. Tout en lui la repousse et pourtant… Lui, c’est Alex, un artiste paumé, un je-m’en-foutiste tout aussi névrosé qu’elle.
Rose va vivre cette passion destructrice où Alex la guide, la commande, la déconstruit, la fabrique, la façonne… Rose n’écoute pas la bête qui rugit en elle et qui lui dit » fuis « . Son corps, son sexe deviennent chaque jour plus douloureux, mais elle tient, par amour pour cet homme qui la dévore chaque jour un peu plus…
Puis vient la douleur du déchirement. Alors, elle va essayer de noyer ses maux dans la seule addiction qui lui permet d’échapper à la douleur : le sexe.



RÉSERVÉ À UN PUBLIC AVERTI


 MON AVIS  

Je vous retrouve aujourd’hui avec une chronique, qui ne l’est pas tellement, ou en tout cas, pas comme je le fais habituellement. Vous avez du entendre parler sur les réseaux sociaux d’ « Outrage » le roman de Maryssa Rachel. Etant en partenariat avec Hugo Roman, j’ai eu la possibilité de le lire et je dois dire que c’est une lecture qui ne laisse pas indifférent, mais pas que pour des bons points.

Je comprends ce que l’auteur à voulu montrer, au travers de son personnage principale qu’est Rose, la destruction humaine d’une certaine façon, l'abandon total. C’est un message qui ne peut laisser indifférent, en plus de cela l’auteur parle avec une telle brutalité, rendant la lecture ainsi rythmée. C’est une plume originale, que je n’ai pas l’habitude de rencontré mais reste intéressante.  Pour le reste, je n’ai pas accroché, je m’attendais à quelque chose de différent mais pas à cela, pas a cet univers aussi glauque et noir.

Après cette lecture, j’étais partagé par plusieurs sentiments et surtout j’avais des questions autour de l’édition de ce roman, puis encore plus autour de la « polémique » autour de ce roman. En effet, dans ce roman il y a des scènes qui m’ont donné la nausée (comme celle de la zoophilie), pour être honnête, je ne le recommanderais pas directement mais pour autant je pense que la lecture est une expérience, à vous de savoir si oui ou non vous souhaitez tenter. J’en parle car il existe, mais pas plus car avec la force des scènes, je préfère mettre en garde plutôt pour ce que vous pourriez trouver dedans, après libre à vous de le lire.

J’avais des questions pour la maison d’édition, un besoin de réponses et je vous laisse découvrir les réponses de Franck Spengler, l’éditeur du livre que je remercie pour la franchises de ses réponses et d’avoir prit le temps d’expliquer ce choix et le pourquoi de l’absence d’avertissement sur ce roman, car c’est surtout cela qui a fait scandale, finalement.

Pourquoi un tel choix d'édition ?

D’abord, parce qu'il s’agit là d’un grand texte qui va explorer les tréfonds de la souffrance humaine dans la perte d’amour, dans tous les délires que ça puisse comporter et parce que j’avais la conviction de me trouver en face d’un texte qui compte, comme on en croise peu ou pas souvent dans sa vie d’éditeur. Le texte de Maryssa Rachel fait parti de ceux là :
 Dolorosa Soror, La Femme de papier, Le Manoir, L’Orage, Le Lien, que j’ai eu la chance de publier. 

Pourquoi ne pas avoir censuré certaines scènes très choquantes? 

Tout d’abord, parce que ce n’est pas mon rôle et qu’une œuvre littéraire, picturale, cinématographique, c’est un tout. Son créateur met des scènes qui lui semble apporter quelque chose à son propos.
Ce n’est pas à moi, éditeur, sauf s’il y a une infraction légale, caractérisés par un appel au meurtre ou une mise en avant de thèse extrémiste, ou qui tombe sous le coup de la loi, de censurer des passages du livre.
Dans le cas de Maryssa Rachel, elle a voulu montrer jusqu’où peut aller une héroïne de roman (car nous sommes dans un roman, une fiction) face à la perte de repères liés à son désespoir amoureux. C’est cet excès là que son personnage a décidé de suivre, c’est donc sa volonté de créateur, donc le seul choix d’un éditeur c’est : « je publie, ou je ne publie pas ce texte - il m’intéresse, ou il ne m’intéresse pas ».
À partir du moment où ce texte m’intéressait, son tout et même si certaines scènes ont pu me choquer, tout comme vous, elles font parties de cette création littéraire. Et je ne suis pas comme ces Papes qui ont enlevé les sexes masculins des statues de Michel Ange ou d’autres sculpteurs parce qu’ils trouvaient que c’était inconvenant et qu’il ne fallait pas montrer cette nature humaine, voilà donc pourquoi je n’ai censuré aucun passage d’Outrage, proposé par Maryssa Rachel. 


Et enfin, pourquoi ne pas avoir d'avantage prévenu autour de ces fameuses scènes (un bandeau sur le roman, ou sur la 4eme de couverture…)?

Au même titre que les livres du Marquis de Sade, où les scènes sont beaucoup plus mortifères, beaucoup plus immorales que dans le livre de Maryssa Rachel, et où il y a une sorte d’appel incantatoire réalisé, il n’y avait pas de raison de mettre : «  Attention scènes ceci, scènes cela… »

La quatrième de couverture est implicite, le titre du livre ne laisse pas supposer que l'on va tomber sur une histoire gentillette, et il n'a aucun rapport, ni de près, ni de loin, avec d’autres collections éditées chez Hugo & Cie, c’est pour ça qu’il est chez Hugo Roman, pas dans la collection New Romance, évidemment, puisqu’il n’y a pas sa place. Il n’est pas chez Blanche non plus, parce que c'est le texte du désespoir amoureux et de ses conséquences. Ce n’est pas un livre érotique, où le but premier est d’exciter le lecteur, et ce n’est en aucun cas, ce qu’a souhaité faire l’auteure d’Outrage
 et ce n’est en aucun cas, ce que procure ce livre.
Si j’avais dû mettre un bandeau, j’aurais mis : « Attention, livre dangereux ! ».


Voilà pour les réponses et mon « avis ». Désormais je pense que vous êtes  prévenus de la nature de ce roman, qui n’est pas à mettre entre toutes les mains, tout simplement !



 Contemporain - Erostisme // Maryssa Rachel // 320 p. // 17.95€ // Hugo Roman // Amazon

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